Le coût de notre zapping mental ou ‘’switch cost’’, mais qu’est-ce c’est ? Il définit le coût en temps et en effort lorsqu’on passe constamment d’une tâche à une autre parce que nous avons été interrompus.
Notre cerveau face au switch cost
Le switch cost se produit donc lorsque l’on passe d’une tâche à une autre. Lorsque nous sommes interrompus (notifications, appels, sms…), notre cerveau met du temps à abandonner la tâche en cours. Il met aussi du temps pour se concentrer sur la nouvelle. Et il remet du temps pour revenir à la tâche initiale. Ce temps est variable selon la durée de l’interruption et de la tâche. Pour notre cerveau, c’est un gros effort cognitif pour rester concentrer, se désengager d’une tâche pour s’engager dans la seconde.
Le coût de notre zapping mental
Switcher tout le temps a des impacts significatifs.
– Une diminution de la concentration, pouvant générer des erreurs sur le travail effectué.
– Ensuite, selon le psychologue David Meyer, une perte de productivité pouvant aller jusqu’à 40 %.
– Puis, une augmentation du temps nécessaire pour terminer une tâche.
– Enfin, des difficultés de mémorisation et de prise de décision.
Quoi faire ?
Afin de réduire ce zapping, voici quelques idées à actionner facilement.
– Créer des plages de concentration protégées. Bloquez des créneaux sans interruption dans l’agenda et coupez vos notifications sur ces temps.
– Éduquer son environnement. Informez vos collègues ou votre équipe de ses plages de concentration pour limiter les interruptions inutiles.
– Regrouper les tâches similaires. Traitez les mails, appels ou tâches administratives en blocs dédiés, plutôt que de les disperser tout au long de la journée.
– Définir des temps courts mais intenses. Travaillez en cycles (ex : 25 à 50 minutes), suivis de vraies pauses. Cela soutient l’attention dans la durée.
– Prioriser une seule tâche à la fois. Avancez en mono-tâche sur les sujets à forte valeur. Le multitâche donne une illusion d’efficacité mais dégrade votre performance.
– Utiliser des rituels de transition. Avant de changer de tâche, prenez quelques secondes pour noter où vous en êtes. Cela facilite le retour et réduit le coût cognitif.
Alors, à être sous le coup de sans cesse interruptions, nous risquons que notre cerveau ait encore plus de difficulté à rester longuement concentré. A vous de poser des limites et de mettre sur pause momentanément les alertes et toute autre source d’interruption pour rester concentrer sur l’activité à faire !




